By: Jerome On: juin 30, 2017 In: Blog Comments: 0

Le graffiti est considéré comme un art, la première fois dans le livre « Graffiti » en 1960. Résultat de trente années de recherche, avec la participation de Picasso, le graffiti est défini tel un Art primitif, brut et éphémère.

Dès 1966, Ernest Pignon-Ernest, se fait remarqué pour sa peinture de silhouette réalisée au pochoir sur le plateau d’Albion à Vaucluse. Ce moyen fut utilisé en guise de réponse à la présence sur les lieux de la force de frappe nucléaire. Il continue sa campagne de lutte pour les maisons en démolition. Il s’est mis à produire des affiches sérigraphiées, cette fois sans slogans. Il expose ses travaux sur les murs des maisons concernés dans plusieurs grandes villes, représentant des personnes à taille tenant des matelas ou des valises.

En mai 1968, les étudiants, notamment ceux en littérature, en philosophie, en art ou en politique l’utilisent pour véhiculer des messages politiques sous forme de poésie et de graphisme. Les sens utilisés sont soit dans un sens étudié ou au contraire preuve d’un humour absurde. « Une révolution qui demande que l’on se sacrifie pour elle est une révolution à la papa. », « Cache-toi, objet ! » ou encore « Le bonheur est une idée neuve » entre autres.

Pinceau, bombe de peinture, affiches sérigraphiées, ou rouleau sont les matières employées pour diffuser ces slogans. Le graffiti esthétique prend origine de cet affichage militant et sauvage.

Au début des années 1980, les groupes de musique Punk de Paris utilisent les marqueurs, la bombe de peinture et le pochoir pour se faire connaître. Telle Nina Childress, chanteuse qui intègrera des Frères Ripoulins avec Closky ou la Bande à Bonnot qui est le fondateur des Paris City Painters entre autres.

Le graffiti de Paris se rencontre dans la rue de Paris, mais également dans les catacombes.

Le mur Dénoyez constitue un des lieux à visiter pour voir toute sorte de fresques réalisés sur le mur mis à disposition par le squat ou « La Friche ». Situé à deux pas du métro Belleville, ce lieu du 20e arrondissement constitue un parmi tant d’autres. En effet, la mairie souhaite faire du 20ème , l’arrondissement du graffiti. Étant donné que cet arrondissement acquiert une réputation solide en street art, la mairie veut mettre un parcours touristique spécialement destinée au graffiti. La rue de Forge entre comme Denoyez dans le projet. Des murs sont installés partout. Le 3ème mur installé recouvre le travail du graffeur parisien de renom. Seth, sur les hauteurs du parc de Belleville, établis une fresque constituée de 7 tableaux. Sur sa partie supérieure étendue sur les 20 mètres plus hauts de l’amphithéâtre de Belleville se trouve le portrait d’enfants rêveurs, colorés d’un ton pastel.

Le Jef Aerosol sur la Place Igor Stravinsky du 4ème est également un lieu à ne pas manquer. Situé à quelques minutes du centre Georges Pompidou, il recèle l’imposant pochoir « Chuuuttt », surplombant la fontaine de Niki de Saint Phalle. Ce grand art réalisé par Jef Aerosol met en relief un visage de 350 m2, avec de grands yeux écarquillés et mettant son index sur la bouche.

Aux environs du métro Saint-Germain-des-Prés, dans le 6ème arrondissement se trouve couché le projet « Être aimés ». Ce projet avait pour objectif de rassembler les artistes afin de rendre hommage à quatre personnalités du 6ème en faisant leurs portraits. Trois visages sur les quatre sont anonymes.

Le 11ème propose aussi un mur d’exposition où l’association le M.U.R invite les artistes  consécutivement en fonction de leurs programmations. Le 128 quai de Bercy permet de vivre une ambiance de squat new-yorkais des années 80 avec plutôt un amoncellement de blazes avec un aspect plus ou moins assemblé. Le 13ème propose plusieurs lieux à visiter à l’exemple des façades des HLM  dans l’avenue d’Ivry ou dans la rue Jeanne d’Arc. Obey, le graffeur professionnel Paris, laisse sa colossale fresque de « Rise above rebel », qui invoque une femme « opprimée » restant avec une allure fière et plein d’espoir. Le 19, rue des Frigos propose également d’immenses lettres vertes sur la façade de ces anciens entrepôts frigorifiques.

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Les graffeurs sur Paris

Jerry Batista, fait partie des graffeurs paris. Il dirige avec un groupe d’artiste et de sérigraphes la galerie A7MA située dans le quartier Vila Madalena. Il a laissé ses empreintes au 13ème arrondissement, lieu de destination pour les fresques murales.

Leiga alias Jack Neto a participé à peindre quelques murs du 13e et du 20e. Son style mélange le concret et l’abstrait.

En face du Petit Cambodge et du Carillon, Dede, artiste du street et Nitzan Mintz, un poète du street également couche leurs arts sur ces deux sites emblématiques des attaques terroristes du 13 novembre.

Nelio de sa part allie le graffiti et le graphise. Il développe un style géométrique apparenté à l’esthétique Suprematiste et constructiviste. Il démontre une préférence particulière à peindre en pleine rue que de le faire en atelier. Ses œuvres associent l’atmosphère et les textures pour compléter les formes architecturales. C’est de cette manière qu’il crée un dialogue et tente de transformer l’espace.

Philippe Hérard fait partie des artistes taggeur paris dans le 20 ème.

Thomas Dityvon, alias Mister Pee fait place à son professionnalisme dans le domaine du graphique et de l’illustration. Il justifie sa passion par son expérience dans le monde de la bande dessinée.

David de la Mano, l’artiste espagnol laisse de son passage un oeuvre au 13e arrondissement de Paris. Il recouvre toute la façade d’un bâtiment situé sur la rue Jenne, aux environs du métro Nationale. Il rassemble plusieurs semi-hommes pour donner un colossal profil humain. Il démarque son art par des silhouettes figuratives monochromatiques, basé en gros sur le thème de la nature associé à l’humanité.

Avec les menaces d’effondrement du Pont des Arts, pont où cadenassait les amoureux leur amour et jetait la clé pour immortaliser leur lien près de la Seine, la mairie tente de résoudre au problème pour transformer les lieux en une galerie publique pour le street-art. Jace un graffeur professionnel Paris y a laissé une de ses inspirations.

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